bannire publicitaire haute Gnalogie banniere1
menu de navigation principal vertical du site Voyageur de Mémoire
Généalogies

                 
Patronymes       Lieux       Statistiques       Recherche      

Fiche de THILLET André

Voir arbre d'ascendance Voir liste des ascendants Voir liste de descendance

pèremère
THILLET
Joseph

propriétaire cultivateur à Cenves la Combe des Vernes
N : 19 décembre 1753 - Cenves, 69035, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
D : 1 mars 1833 - Cenves (la Combe des Vernes), 69035, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
JUILLARD
Marie Anne

N : 7 novembre 1758 - Cenves, 69035, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
D : 27 mars 1811 - Cenves (la Combe des Vernes), 69035, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
 
 
THILLET
André

soldat de la Grande Armée aubergiste à Mâcon et percepteur à Pierreclos
N : 16 novembre 1784 - Cenves, 69035, Rhône, Rhône-Alpes, FRANCE
D : 10 octobre 1864 - Neuilly-sur-Seine, 92051, Hauts-de-Seine, Île-de-France, FRANCE
Note individuelle
Ce natif de Cenves a été l'acteur d'un acte héroÏque durant la guerre napoléonnienne en Espagne, en mai 1811, ce qui lui a valu, par décret du 22 mars 1813, d'être élevé à la dignité de "chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur".
Rappel des faits (extrait des recherches de Michel DUPUY) :
Avant de céder son commandement au maréchal Marmont, Masséna décide de faire abandonner Almeida (Portugal).
Le 7 mai 1811, il fait demander des volontaires pour porter l'ordre de retraite au général Brenier de Montmorand en traversant les lignes ennemies.
Pour cette action extrêmement périlleuse, le maréchal Masséna promet au nom de l'Empereur la croix de la Légion d'Honneur et une rente perpétuelle de 6.000 Frans /or à celui qui réussira.
Trois volontaires sont retenus.
- Zamboni, caporal au 76ème Rég. d'Infanterie,
- Lamy, cantinier de la division Ferrey,
- Thillet André, chasseur au 6ème Rég. d'Infanterie Légère.
(Mémoires de MARBOT, tome II, page 470).
Ces trois volontaires sélectionnés ne doivent pas l'avoir été sans raison. La mission comporte des risques énormes. Ils doivent être à la hauteur du défi. Il faut des hommes courageux, réfléchis, aptes physiquement, le contraire de têtes brûlées, mais également prêts au sacrifice.
Car il faut:
- quitter les lignes françaises sans éveiller l'attention,
- étudier de près les défenses de la coalition,
- en repérer les faiblesses,
- attendre sans se faire remarquer l'opportunité d'avancer,
- se glisser entre les lignes,
- déjouer l'attention des gardes,
- passer entre les bivouacs et les unités en mouvement,
- atteindre sans avoir été détecté le no-man's-land séparant les armées de la coalition des remparts de la citadelle.
Le franchissement de cette zone tampon présente un double risque :
- se faire tuer par l'ennemi,
- succomber aux tirs amis venant des remparts.
On ne sait pas la distance entre les lignes françaises et le fort d'Almeida.
On ne sait pas s'il restait des populations civiles dans la zone tenue par la coalition.
Une chose est pratiquement certaine, aucun des trois volontaires ne devait parler une des langues ennemies.
Les deux coéquipiers d'André Thillet seront massacrés durant leur tentative. On ne saura pas s'ils sont morts lors de l'infiltration ou s'ils furent exécutés comme espions.
Deux des volontaires vont agir sans leurs uniformes. Les tenues des belligérants étaient chamarrées.
Le chasseur Thillet va choisir de partir en uniforme avec son sabre. On sait également pour André Thillet que son colonel (sans doute le colonel Zaepffel) lui confia deux pistolets. Peut-être craignait-il surtout de ne pas être reconnu des assiégés.
On ignore si André Thillet du faire usage de ses armes en traversant les lignes ennemies.
Le chasseur Thillet doit donc après les lignes ennemies, franchir le no-man's-land jusqu'aux remparts abrupts de la citadelle. Il y parvient en échappant aux tirs des deux parties en présence. Il doit alors pénétrer dans la place assiégée, soit en se faisant reconnaÎtre, soit clandestinement. Il y parvient.
Les ordres de Masséna et du général Montbrun devaient être oraux.
Le chasseur a du les apprendre, les assimiler, en apprécier le moindre détail.
Il délivre son message au général Brenier.
A minuit, le 7 mai 1811, le général Brenier fait tirer une salve par l'artillerie d'Almeida. C'est le signal qu'au moins un des trois messagers est bien parvenu jusqu'à lui et qu'il s'apprête à exécuter les ordres reçus. (d'après le capitaine Marcel, la salve sera de trois coups de canon. - d'après l'historien Adolphe Thiers, la salve sera de 100 coups, une partie des détonations servant à masquer le sabordage des pièces de la garnison)
Le général assiégé doit préparer sa garnison (près de 1400 hommes) à abandonner la citadelle.
Il doit veiller à ce qu'aucun signe n'éveille l'attention des coalisés.
Il doit faire détruire les installations et les pièces d'artillerie qu'il ne pourra emmener.
Il a fait miner la forteresse.
A l'instant du départ d'Almeida le chasseur Thillet doit être pour le général Brenier un collaborateur précieux.
Qui en effet mieux que lui peut donner des indications sur les positions ennemies, les faiblesses du dispositif, les axes de fuite possibles ?
Le début de la sortie de la garnison va être d'une discrétion absolue.
Ce n'est qu'au moment de l'explosion des remparts et des installations fortifiées que l'ennemi va se rendre compte de l'attaque surprise.
Mettant à profit la confusion provoquée par l'éclatement de la citadelle, le général Brenier enfonce les lignes des assiégeants, passe en force et rejoint l'armée du général Montbrun.
Il est à supposer qu'à l'instant de la sortie d'Almeida et de l'explosion de la citadelle, l'armée de Montbrun dut faire quelques actions de diversion pour affoler la coalition et lui faire croire à des attaques multiples.
Le colonel anglais Bevans qui commandait l'aile de la coalition à travers laquelle passa la garnison de Brenier se sentant déshonoré se fit sauter la cervelle.
Cet épisode des guerres d'Espagne et du Portugal fut l'évènement le plus humiliant qu'eut à subir Wellesley, le général en chef des armées de la coalition.
Wellesley sera plus tard fait duc de Wellington et vaincra Napoléon à Waterloo.
Le chasseur Thillet, accueilli en héros à son retour, recevra de l'Empereur une rente perpétuelle de 6.000Francs/or et la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.
 
un conjoint5 enfants
DAILLIER Marie
 (29 mars 1800 - 1846)

M : 18 mars 1821 à l'âge de 37 ans - Tramayes, 71545, Saône-et-Loire, Bourgogne, FRANCE
 
 
  
 
  
 
 
 
THILLET Marie Hélène
 (6 mars 1822 - ?)
THILLET Anne
 (15 juillet 1823 - ?)
THILLET Anne Marie Antoinette Thérèse
 (27 juin 1826 - ?)
THILLET Pierre Marie Léon
 (30 septembre 1835 - ?)
THILLET Louis Abel
 (22 avril 1839 - ?)

 

Ces pages ont été fabriquées avec le logiciel Oxy-Gen version 1.39. Vous pouvez le télécharger sur ce site.