Ceci est le récit du vol long-courrier Southampton-Egypte-Afrique du Sud
de l'infortuné
'G-ADVA CAPRICORNUS' et de son équipage, qui devait
se terminer par le crash de l'avion au sol à
Ouroux en France, alors que cet appareil totalisait seulement
10 heures de vol...
le SHORT
S23
C class Empire "CAPRICORNUS" indicatif G-ADVA
Ce bel hydravion, de conception moderne, construit par le premier constructeur mondial de l'époque dirigé par Oswald SHORT, fait partie d'une commande Imperial Airlines de 9 appareils en date du
27 mai 1935, et est livré à la compagnie le 16 mars 1937.
Avec les autres appareils Canopus, Caledonia et Cassiopeis de la même classe C précédemment livrés pour s'intégrer à la flotte commerciale aérienne de la Compagnie Imperial Airways, on les a surnommés les "Queen Marys of the Air", les comparant ainsi au fleuron de la flotte maritime de sa Très Gracieuse Majesté.
Monoplan
entièrement réalisé en
métal dans les chantiers aéronautiques de SHORT
BROTHERS plc à Rochester (Kent), il est
spécialement dédié au transport du
courrier non surtaxé à destination de l'Empire
britannique, d'où une partie de son appellation. Doté de deux ponts superposés, son niveau inférieur est adapté à l'embarquement de passagers: 24 places disponibles en service de jour, 16 en service de nuit avec couchettes. C'est pour l'époque un gros appareil, moderne et puissant propulsé par quatre moteurs Bristol
Pégasus XC de 920 chevaux actionnant des hélices métalliques tripales; ses capacités sont impressionnantes: rayon d'action 1 223 kms, plafond de navigation 20 000 pieds (6095 m) 34,75 m d'empennage, 26,82 m de long, poids total en charge d'environ 18
tonnes. Pour l'époque, c'est un investissement qui dépasse les 40 000 livres sterling.
Le 24 mars
1937, à 11.30, 'G-ADVA' décolle pour
son premier vol d'exploitation (maiden flight) du plan d'eau de Hythe,
situé à 4.4 kms au sud de la ville de Southampton,
sur la rive sud-ouest de l'embouchure de Southampton, base principale
que la compagnie IAL a établi dans les installations
auparavant exploitées par Vickers Supermarine sur
les "docks" de Hythe. L'hydravion prend l'air par temps clair.
L'équipage
de l'appareil se compose des cinq membres règlementaires:
le poste de pilotage
du CAPRICORNUS: au centre les 4 leviers de commande des moteurs.
Aux commandes deux pilotes
chevronnés:
Captain A. PATERSON chef pilote
commandant de bord
Officer G.E. KLEIN co-pilote
Ainsi
que trois membres d'équipage:
- James L. Cooper, navigateur et opérateur-radio,
- Dennis R. O'Brien, commissaire
de bord (Flight Clerk),
- F.A.E. Jeffcoate, steward bien connu des passagers de la ligne Londres-Paris
Outre
le fret - des sacs de courrier pour l'Australie, quatre caisses contenant au total
160 lingots d'or fin, une caisse de pierreries, trois sacs de billets
de banque anglais et égyptiens - un seul passager s'est
embarqué, plus précisément une passagère, Miss Beatrix "Betty" M. Coates, partie de Lyminge près de Folkestone dans les Highlands pour rendre visite à son frère qui réside à Durban, en Afrique du Sud.
cabines passagers du
CAPRICORNUS
Au
fur et à mesure que 'G-ADVA gagne son altitude de
croisière, conditions
météo et qualité des communications
radio se dégradent rapidement.
Le drame qui
va se produire dans moins de trois heures de vol se noue
par une succession de relevés goniométriques
effectués dans des conditions de plus en plus difficiles,
l'aéronef poursuivant sa route sans être
assuré
à temps de sa position réelle, ce qui va l'amener
à un
niveau d'altitude insuffisant de quelques mètres seulement
pour
atteindre la vallée de la Saône, puis du
Rhône, ce
qui lui aurait permis de poursuivre son vol jusqu'à sa
première escale de Marseille-Marignanne.
A cette
période qui marque le commencement des vols
long-courrier, à l'instar de la navigation maritime, les
appareils se dirigent par navigation
radiogoniométrique, les positions étant
données
par un réseau de stations au sol, avec lesquelles
l'opérateur radio communique en morse selon langage-code
dénommé "code Q".
Voici la
retranscription du livre-radio du bord:
À
13.04 'VA CAPRICORNUS obtient un relèvement
vrai (QTE) pour confirmer sa position estimée.
Relèvement calculé par les stations de Tours
(FEW), Beauvais et Auxerre (FNO) et relayé à 'VA
par la
station de contrôle au sol de Paris-Le Bourget (FNB). La
position estimée était 20 kilomètres
nord-ouest de Chateau alors que le relèvement de
position situait l'hydravion au sud de Toussus-le-Noble, à
environ 40 kilomètres du Bourget. VA ` CAPRICORNUS prend un
cap à 145 degrés à une
altitude de 8 000 pieds, vitesse 125 noeuds, régime moteurs
à 2150 tours/minute, 1800 litres de carburant dans les
réservoirs. À 13.33 'VA CAPRICORNUS - appelant
sous l'indicatif VAB - demande sa position aux stations de Tours et de
Dijon (FND). La station de Tours répond
« QTG »
« Emettez un trait de cinquante secondes suivies
d'un trait de dix secondes pour que je puisse relever votre
position. » La station de Dijon étant
occupée, le premier relevé de position fourni
à 'VA à 13.35 provient de Tours -
« QTE 92 degrés ». M.
Cooper enregistre par erreur le QTE à 212 degrés
provenant de la station d'Auxerre comme étant le QTE fourni
par celle de Dijon. Auxerre ayant capté les demandes de VA,
lui a délivré son propre QTE. Les mauvaises
conditions météo ont fait prendre FNO (Auxerre)
pour FND (Dijon) - les deux derniers tirets du signal radio
étaient confondus avec les deux derniers points de la lettre
D. L'erreur est heureusement perçue et corrigée.
Le QTE de Dijon est reçu acheminé par Auxerre -
« QTE 276 degrés. DOUTEUX. QSA.
1 » (signal force 1 "à peine
perceptible"). Ce relèvement de position qui a
nécessité cinq minutes pour être
délivré place 'VA CAPRICORNUS à
environ 20 kilomètres à l'est de Cosne-sur-Loire
- situation très écartée
de la ligne aérienne habituelle. L'altitude de l'avion est
alors d'environ 5 000 pieds. En conditions normales, la
procédure QTE - QTG - QTE nécessite un
délai d'exécution de l'ordre d'une minute. Un
relèvement d'une précision de 2
degrés détermine, à une distance de
100 milles, une zone (ou un cercle) d'incertitude d'environ 12 milles
carrés. Un relèvement d'une
précision de 5 degrés, et
de plus de 5 degrés, fait grimper le cercle d'incertitude
jusqu'à 300 milles carrés. En raison du
délai de réponse, quand deux stations ou plus
relèvent une position, les tracés des lignes de
route ne se ferment plus exactement sur le diagramme. Venant de trois
stations, les lignes tracent un espace triangulaire ordinairement
réduit -
le secteur du doute ou 'du cocked hat', la position vraie de l'avion
étant quelque part à l'intérieur de
cet espace. À 13.37, quelques trente-cinq minutes avant le
crash, la station au sol de Dijon note que les transmissions du 'VA
CAPRICORNUS sont très faibles (force 1). A 13.52,
'VA entre en contact avec la station de Paris-Le Bourget pour
informer que l'appareil navigue au sein de la masse nuageuse et
réduit son altitude. La station au sol de Lyon-Bron (FNL)
capte un appel et note que la réception est "QSA 1 2" -
'à peine perceptible ou illisible' à
«faible, lisible par intermittence ».
À 14.08 'VA adresse à Lyon-Bron la demande de
relèvement suivante 'QAB FNM QTE QTG' je fais route vers
Marignane - quelle est notre position - j'émets un
signal de cinquante secondes suivi d'un trait de dix secondes'
Lyon-Bron répond « QTE 339
degrés ». Deux minutes plus tard 'VA
appelle de nouveau Lyon-Bron pour un relèvement. FNL
répond « QTE 340
degrés ».
C'est ici que
s'interrompt le journal radio.
Car peu
après
cette dernière position reçue de Lyon-Bron
à 14.11, 'VA
CAPRICORNUS, réduisant son altitude dans une
tempête de neige, sur un cap de 145 degrés,
régime moteurs réduit à 1 500
tours/mn, va toucher le sol recouvert de neige à environ
1.85
kilomètre. N.N.E. d'Ouroux (Rhône), à
une altitude d'environ 540 mètres au-dessus du niveau de la
mer. L'aile gauche de l'hydravion pourtant en position normale de vol
accroche deux sapins, l'appareil
déséquilibré
entre en contact avec le sol au niveau de la ligne centrale de la
quille et au niveau du flotteur d'aile gauche. Flotteur gauche et
châssis arrachés, 'VA décrit
un arc de cercle
de 45
degrés, rebondit sur 200 mètres,
s'écrase sur un
mur de pierres
sèches, laboure le sol, et vient achever sa course contre un
bois de sapins.
l'épave
du CAPRICORNUS dans la neige
Personne
n'a vu ni
entendu le crash. Lyon-Bron renouvelle le QTE à 14.12. Ne
recevant aucune information, Lyon-Bron envoie un
« QRU » 'avez-vous des messages
pour moi ? ' appel renouvelé à 14.19 puis encore
à 14.24. Il n'y a plus aucune réponse. Trois
membres de l'équipage sont morts sur le coup lors de
l'impact. L'unique passager et l'employé de cabine,
grièvement blessés, vont
décéder de leurs blessures dans les heures qui
vont suivre. Quant au radio Cooper, survivant mais blessé,
il
patauge dans une neige profonde sur un kilomètre pour enfin
pouvoir donner l'alerte.
A cet
instant, place au récit de Marius
SANGOUARD, 15
ans, de la ferme "des Sauvages", fils de Antoine Marie SANGOUARD, dit
"Tonin", qui vers 14 heures 30 ce jour là avec son
père,
et son frère Auguste, 23 ans, est occupé
à
transporter des pommes de terre de la cave où elles ont
passé l'hiver, à un plancher à foin,
où
elles vont germer pour être plantées lorsque le
lilas
fleurira.
"Ma tante
Julia CHAGNY, de la ferme voisine du Carruge,
était venue nous rendre visite à la maison, son
mari
s'étant absenté pour se rendre à la
foire de
Chènelette. La campagne environnante était
recouverte
d'un manteau blanc d'une trentaine de centimètres, il avait
neigé abondamment, tous les bruits étaient
amortis, et un
épais brouillard nous enveloppait et empêchait
toute
visiblité.
C'est dans
cette atmosphère laiteuse et quelque
peu
irréelle, que surgit soudain la petite LAPIERRE,
employée de ferme
du
Carruge, hors d'haleine, qui s'écrie: "un
avion est tombé là-haut dans les sapins, Marius
LARGE est
à la maison avec un aviateur blessé!"
Marius
LARGE, 17 ans, de la ferme voisine de "Taboulin",
était
parti chercher sa petite soeur à l'école du bourg
d'Ouroux, en raison de l'épaisseur de la couche de neige et
du
brouillard, lorsque sur son chemin, il croit percevoir des appels de
détresse, et soudain une apparition irréelle se
dresse
devant lui, un grand gaillard au visage ensanglanté en
uniforme
d'aviateur: le radio-navigateur COOPER, qui porte de multiples
blessures notamment de profondes coupures au visage et des plaies aux jambes, et qui serre contre lui
son bras cassé.
Marius
LARGE le conduit aussitôt à la ferme du
Carruge,
où il ne trouve que la petite bonne LAPIERRE, qu'il envoie
tout
de suite à la ferme des Sauvages chercher de l'aide.
A la ferme des
Sauvages, un groupe se met aussitôt
en route
pour le Carruge, à 600 mètres de
là,
bientôt rejoint par Tonin SANGOUARD, resté en
arrière pour fermer la maison.
de gauche
à
droite: Antoine "Tonin" SANGOUARD, Auguste SANGOUARD, Louise CHAGNY
épouse Auguste SANGOUARD, Marius SANGOUARD (photographiés
en mai 1937, deux mois après le
crash du CAPRICORNUS)
L'aviateur
blessé a été
allongé sur un lit
placé dans la salle à manger de la ferme.
Dès leur
arrivée, Julia CHAGNY et Louise SANGOUARD s'affairent
à lui prodiguer de premiers soins.
Tonin
SANGOUARD et son fils Auguste s'élancent à
la
recherche de l'épave, et remontent la piste
fraîche et
ensanglantée laissée dans la neige par le
radio-navigateur.
Marius
SANGOUARD a reçu l'urgente mission de donner
l'alerte, il
dévale à toutes jambes le chemin qui
mène au bourg
d'Ouroux, jusque chez Claudius MELINAND, maréchal ferrant et
adjoint au maire de la commune, Monsieur BERLOTY, qui réside
à Lyon. Monsieur
MELINAND informe aussitôt de l'accident les
autorités et corps constitués: le
sous-préfet de
Villefranche sur Saône, la gendarmerie de Monsols.
Marius
SANGOUARD, accompagné du fils MELINAND, Jean dit
"Jeannot", prévient également le curé
de la
paroisse, le Père DELVAUX, qui est occupé
à
préparer les célébrations de
Pâques en
compagnie d'un prédicateur de Lyon, qui parle anglais. Ce
prédicateur, Marius SANGOUARD et Jeannot MELINAND
repartent
alors pour le Carruge, où le prêtre s'adresse
immédiatement au blessé dont la surprise est
grande
d'entendre sa langue. Mr COOPER lui demande alors de
prévenir sa
mère, qui est veuve, et la compagnie aérienne
IMPERIAL
AIRWAYS.
Marius
SANGOUARD et Jeannot MELINAND sont déjà
repartis
en direction de l'hydravion, où ils rejoignent Tonin et
Auguste
qui recherchent les victimes: trois morts, deux blessés
gravement touchés, la passagère miss Betty et
le commissaire de bord O'BRIEN, qu'on installe sous l'abri d'une aile de
l'appareil en attendant leur évacuation.
L'épaisseur de la couche de neige empêchant la circulation automobile sur la route du col de Fût Frais à Ouroux, c'est par le chemin et sur des carrioles agricoles tirées par des chevaux et des boeufs que l'évacuation des morts et des blessés va se faire: le commissaire O'BRIEN vers Ouroux, où il décède dès son
arrivée, et Miss Betty, demeurée consciente, vers la ferme de Claude GOBET à "la Forêt" où le docteur ASTRUC, venu de Monsols, constatera son décès vers 22 heures.
Les brigades de gendarmerie
de Monsols et Villefranche-sur-Saône sont dépêchées sur place afin d'assurer
la garde de l'épave et des débris
éparpillés
tandis que la neige continue de tomber.
l'épave du Capricornus gardée par la gendarmerie
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
l'épave du Capricornus
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
l'épave du Capricornus
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
Le 25 mars, dès le lendemain de la catastrophe, la compagnie Impérial Airways procède à la récupération de la
cargaison, à
l'exception d'une caisse de quarante lingots d'or fin. De cette caisse manquante va naître une rumeur dans toute la région,
nourrie par quelques articles de la presse régionale.
En fait, récupérée après
soulèvement de la carcasse de l'épave, cette caisse devait être
acheminée à l'Hôtel de l'Europe et d'Angleterre à Mâcon, siège d'escale d'IMPERIAL AIRWAYS, pour être convoyée par un autre appareil de la Compagnie.
La gendarmerie de Villefranche-sur-Saône procède aux constatations et fouille la zone du crash qui est couverte d'innombrables débris.
le flotteur gauche arraché lors de l'impact
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
des débris de toutes dimensions
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
Les
funérailles des cinq victimes sont
célébrées le 27 mars
sous un ciel radieux contrastant avec celui des jours
précédents, en présence de plus de
mille
personnes. Un détachement de la 5ème Base
Aérienne
de Bron rend les honneurs aux cinq cercueils portés
à
bras d'hommes de la chapelle ardente à la place
où le
Père DELVAUX, curé d'Ouroux, bénit les
corps.
Ouroux le 27
mars 1937, à 10 heures du matin, la levée des
corps
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
Puis les
corps,
transportés à la gare de Villefranche sur
Saône,
sont acheminés jusqu'à Boulogne sur Mer,
d'où un
vapeur anglais les embarque pour le port de Newhaven.
Quant au radio
COOPER, bientôt revenu au Carruge remercier
les
familles CHAGNY et SANGOUARD en compagnie des propriétaires
de
l'hôtel de l'Europe et d'Angleterre, Mr et Mme BURTIN, il
devait
trouver la mort douze ans plus tard au cours d'un crash à
l'atterrissage sur un vol LONDRES-MALTE.
Comme si un
destin implacable avait regretté qu'il ait
survécu à ses compagnons d'équipage en
ce funeste
jour du 24 mars 1937....
L'émotion soulevée par cette catastrophe s'était propagée dans toute la région, et l'emplacement du crash devenu un lieu de pélerinage d'une foule considérable de curieux avides de récolter des trophées de toutes sortes.
la noria des curieux sur les lieux de la catastrophe, à la recherche de trophées souvenirs.
- une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
on s'y rend à pied, en bicyclette, en voiture une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
une contribution du Docteur Patrick BACHMANN
collection de son grand père à l'époque lieutenant de gendarmerie à Villefranche-sur-Saône
Le célèbre éditeur de Mâcon COMBIER allait jusqu'à se saisir de l'évènement en créant plusieurs cartes postales.
au 1er plan à mi-coteau le hameau de la Tonne
sur la route vers la ferme de la Forêt
(une contribution de Bruno CARRABIN)
Que subsiste-t-il aujourd'hui, qui rapelle en nos mémoires cette tragédie?
Quelques articles, dont celui-ci,
Une stèle, à l'emplacement de l'épave, inaugurée en 2005,
Et l'introduction du livre de Philippe FOREST "Le Siècle des nuages" .... publié chez Gallimard.