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le tabernacle sculpté
de l'église Saint Antoine d'Ouroux (Rhône)

d'après l'ouvrage Histoire d'Ouroux écrit par l'Abbé Germain ODOUARD vicaire à Ouroux de 1879 à 1892
complété et imprimé en 1952 par l'Abbé Joseph AUBONNET curé d'Ouroux


Voici quelques détails sur la porte du tabernacle sculptée par Mr MORETAIN vicaire d'Ouroux de 1844 à 1852, adjoint du curé Pierre POLOSSE désservant la paroisse.

tabernacle de l'église Saint Antoine d'Ouroux (Rhône)

Le tabernacle a été sculpté par Mr l'abbé MORETAIN, du moins dans ses parties principales.

Son départ en 1852 pour l'île de Chypre et puis la Terre Sainte ne lui ayant pas permis de terminer ce travail, un sculpteur lyonnais, Mr SABIT, fut engagé pour réaliser l'agneau qui est au pied du tabernacle, les chapiteaux, l'entablement et le personnage qui est debout, derrière l'autel.

Donnons une description sommaire de cette oeuvre.

Sept anges dans l'attitude de l'adoration, du respect et de l'amour entourent la porte de cuivre sur laquelle est figuré l'ostensoir.
Deux d'entre eux, à genoux sur le socle, expriment l'étonnement et la crainte que le chrétien doit éprouver à la vue du mystère de la présence réelle.
Deux autres, les ailes largement déployées et faisant saillie en dehors du tabernacle, debout sur la base des colonnes et derrière les deux premiers, montre Notre Seigneur Jésus Christ.

Le cinquième et le sixième sont en adoration. Le septième, occupant le haut de la porte paraît sortir du tabernacle même; il est dans l'attitude de la prière.

De chaque côté, deux anges à genoux remplissent presque complètement les faces latérales, exprimant eux aussi leur étonnement et invitant les hommes à approcher.

Quatre colonnes supportent l'entablement qui repose à faux sur les chapiteaux hors de proportion eux-mêmes avec le monument. Les règles de l'anatomie ont été fort peu respectées dans la pose des personnages; les dispositions des deux anges du milieu surtout sont très défectueuses.

Mt POLOSSE, suivant en cela l'inspiration de Mr MORETAIN, demanda au sculpteur lyonnais de représenter sur la partie postérieure Saint Jean Baptiste montrant Notre Seigneur. Cette condition n'a aps été remplie; on y voit un personnage allégorique représentant la Charité qui tient entre ses mains une sorte de ciboire d'où s'échappent des flammes. Il est drapé à l'antique. L'expression des traits de la figure contraste avec la piété, le calme des anges sculptés par Mr MORETAIN, et il n'est pas nécessaire d'un examen bien attentif pour constater qu'il y a eu, dans l'exécution de cette oeuvre, le concours de deux mains diversement inspirées.

Dans ce tableau tout est vivant. Sur le visage de chacun de ces anges, se reflètent les sentiments intérieurs dont ils sont animés. Cette partie de l'oeuvre rachète et fait oublier les inexactitudes de détail qui se rencontrent dans l'exécution.