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An II de la République
l'enlèvement-arrestation du curé de Saint-Jacques-des-Arrêts

une confrontation du texte tiré de l'ouvrage "Histoire d'Ouroux" écrit par l'Abbé Germain ODOUARD
vicaire à Ouroux de 1879 à 1892
complété et imprimé en 1952 par l'Abbé Jh AUBONNET curé d'Ouroux

Il pourrait exister un mystère portant sur l'identité du prêtre à l'époque curé de Saint-Jacques-des-Arrêts, qu'une troupe de révolutionnaires est venue saisir pour le présenter à la Commission Révolutionnaire, et exécuté à Lyon.

En effet, dans son livre 'Histoire d'Ouroux', l'abbé Germain Odouard relate qu'en 1792, le dénommé Donjon, curé de Saint-Jacques, aurait été arrêté par des membres de la Garde Nationale de Beaujeu, livré à la gendarmerie de Villefranche-sur-Saône, présenté à la Commission Révolutionnaire siègeant à Lyon, condamné à mort et exécuté.

Malheureusement, ceci n'est pas exact, car le curé Donjon est décédé depuis trois ans ...

En effet, l'étude des registres de l'état-civil de Saint-Jacques-des-Arrêts montre qu'au 14 mars 1789 est rédigé l'acte de décès de Claude Marie Donjon, prêtre et curé de Saint-Jacques-des-Arrêts, décédé le jour précédent âgé de 61 ans. Un mois auparavant encore, le curé Donjon célébrait l'union d'André Perrin et Claudine Lacharme, le 3 février 1789 ...

Le curé Donjon, décédé à Saint-Jacques-des-Arrêts en mars 1789, n'est donc pas ce curé guillotiné à Lyon en 1792.

D'ailleurs, selon ces mêmes registres d'état-civil, on constate qu'après le décès du curé Donjon, ceux-ci sont rédigés par Bouchacourt, 'vicaire desservant', jusqu'au 3 juin 1789, pour l'être à compter du 12 août 1789 par Jacques Raymond de Bardonesche, 'curé de Saint-Jacques'. Qu'à partir du 1er janvier 1793, Jacques Raymond de Bardonesche ne se désigne plus 'curé', mais 'membre du Conseil Général de la Commune élu le 20 janvier 1793 pour rédiger les actes de l'état-civil', et qu'il est rédacteur des actes jusqu'à l'acte de naissance de Jean Peresme, rédigé le 17 septembre 1793.

A ce moment là il se produit un événement, car l'acte d'état-civil suivant est celui de naissance de Pierre Lefert, rédigé le 7 janvier 1794 par Claude Sangouard, membre du Conseil Général de la Commune, élu le 22 novembre 1793.

En fait, Jacques Raymond de Bardonesche, nommé curé de Saint-Jacques-des-Arrêts, est originaire de Vallouise dans les Hautes-Alpes, où il est né le 17 mai 1738, issu d'une grande famille noble italienne qui vivait au XVIème siècle dans la Vallée Etroite, et qui, suite à des persécutions, à émigré sous le nouveau nom 'de Bardonesche' pour s'installer dans une grande maison située à droite de l'église, édifice emblématique du village de Vallouise. Son frère, Jean Etienne de Bardonesche, est notamment vicaire de la commune de Vallouise.

Arrêté à Saint-Jacques-des-Arrêts probablement entre le 20 septembre et le 20 novembre 1793, il est traduit devant la Commission Révolutionnaire de Lyon, et fait partie des 38 condamnés à mort ce jour-là, et des 9 guillotinés place des Terreaux le 16 pluviose an II, soit le 4 février 1794.

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Article de l'ouvrage historique 'Tableau Général des Victimes et Martyrs de la Révolution en Lyonnais, Forez et Beaujolais' qui évoque la mémoire de Jacques Raimond de Bardonneche.

On relèvera les inexactitudes 'né à Saint-Jacques-des-Arrêts' 'd'une famille noble de Saint-Jacques-des-Arrêts' 'curé de sa paroisse natale'

Le complément de citation tiré de l'ouvrage de l'abbé Vachet 'les paroisses du diocèse de Lyon' est à rapprocher d'une relation du livre 'Histoire d'Ouroux' de l'abbé Germain Odouard.