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Saint-Jacques-des Arrêts un village tel qu'on pouvait le voir vers 1850

en bleu texte tiré de l'ouvrage "L'ANCIEN CANTON DE MONSOL" écrit par Théodore OGIER vers 1850
réédité en 1996 par les EDITIONS DE LA GRANDE FONTAINE


en vert commentaires et ajouts

une contribution de Marie Claude et Gérard BAUER souscripteurs de l'exemplaire n° 86

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Population: 462 habitants
(482 au recensement de 1851)
Au centre-est du canton
Superficie : 748 HECT.
Distances judiciaires : de Monsol, 8 kil. ; de Villefranche, 38 kil. ; de Lyon, 60 kil.


Une petite agglomération formant noyau aux alentours de l'église, une seule issue ou rue se dirigeant au sud, et dans laquelle rue ou issue, quelques habitations sont parsemées de distance en distance, voilà de quoi se compose le village de Saint-Jacques-des-Arrêts. Il est situé au milieu de montagnes, dont les hauteurs varient de 394, 413, à 674 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette unique rue dont nous venons de parler, conduit au seul hameau dépendant de la commune, que l'on nomme Chagny; car la Taillière, Blavet et Creux-des-Vaux sont de trop peu d'importance pour mériter la dénomination de hameaux.

Théodore OGIER n'est pas exact à deux niveaux: la dénomination des hameaux (la Taillière est en réalité la Thuillière, aujourd'hui la Rivière au pont sur la Grosne, Blavet est en réalité Balvet, aujourd'hui les Balvays), et le nombre des véritables hameaux. A Chagny, il convient d'ajouter Bobon (aujourd'hui Boubon). Tous les autres lieux-dits sont constitués de moins de trois maisons, ce qu'on peut appeler des 'écarts' (Balvet, Valverin, la Tonne, la Liennette, Maison Neuve, les Rivets, Priangue, la Grande Diane, la Petite Diane, le Creux des Vaux, les Charmes).

Quelques petits ruisseaux parcourent le territoire; l'un d'eux sert de limite à l'ouest entre Saint-Jacques et les communes de Saint-Mamert et de Trades; il se dirige du sud au nord: c'est un des bras de la Grosne, et celui que l'on nomme la Grosne orientale. L'église de Saint-Jacques, qui renferme trois nefs, et dont la distribution est assez convenable, est assez vaste pour contenir les fidèles de la paroisse. La forme extérieure de cet édifice est gracieuse; le clocher est à flèche, et repose sur le noeud du croisillon.
La paroisse de Saint-Jacques dépendait de l'évêché de Mâcon et de la même nomination qu'Ouroux dont elle était autrefois une annexe. Primitivement, les chanoines de Beaujeu étaient les décimateurs de cette paroisse, pour deux tiers, le curé avait l'autre tiers; plus tard le curé perçut le tout, en vertu de l'abandon que le chapitre lui fit de ses deux tiers.
Deux seigneurs exerçaient leurs droits sur cette commune; l'un d'eux, M. de la Baltière, avait la partie dite du clocher; l'autre était possédée par un sieur Charrier, seigneur de la Roche, qui, en qualité de seigneur de Charmes, avait droit de justice sur ses fonds.

Administrations: Civile, 1 Maire
(Antoine SANGOUARD) , 1 Adjoint, 10 Conseillers municipaux - Religieuse, 1 Curé (Léonard DERAISSE 64 ans) .
Instruction publique: Saint-Jacques a une école communale, dirigée par un instituteur laïque
(Claude Fleury GACHOT 40 ans) .
L'agriculture est la seule ressource des habitants; ils récoltent des céréales, des légumes, mais peu de fruits.
Il y a foire, le jeudi après Pâques, le 6 mai, le 25 juin, et le 7 septembre. Les bestiaux, le fil, les planches et les sabots forment à peu près les objets de commerce.
Boîte aux lettres, bureau de Beaujeu.