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chronique historique
du
château Saint-Jullien

par Bernard CHUZEVILLE


QUELQUES POINTS DE REPERE  DANS L’HISTOIRE DU CHATEAU ST JULLIEN  1 
ET DE SES HABITANTS.


en vert commentaires et ajouts

le chateau de Saint-Julien à Saint-Mamert
façade Est regardant la vallée de la Grosne et Saint-Jacques des Arrêts.

Pour la datation nous pourrions être tentés de nous appuyer sur une date gravée dans une des pierres d’angle du corps de bâtiment Est, habité par Mme Joseph  Sangouard et son fils Armand. (à gauche de l’escalier du perron, à 2,50 mètres du sol environ.)   «1559»  C’est un peu risqué, car sa disposition peut laisser croire qu’il s’agit d’une pierre « remployée ».  2 

Nous pouvons en tous cas constater que, dans un acte daté de 1463, le chemin desservant l’église de St Mamert est décrit : «chemin allant de l’église à la Contrebise» . (Il s’agit  du hameau appelé aujourd’hui la Courtablaise.) Si donc ce chemin est décrit de la sorte, sans faire mention du château St Jullien qui est à peu près à mi-distance entre l’église et la « contrebise » c’est probablement qu’en 1463 il n’existait pas encore….

1563  Première date certaine.  3 

Un document des archives de l’abbaye de Cluny, (actuellement conservé par les archives départementales de Saône et Loire) daté de 1563 mentionne l’existence d’un certain Georges de Saint Jullien, dit seigneur de Ronzière et marié à Bénigne Bayard. Georges de Saint Jullien payait un loyer à l’abbaye pour des terres entourant le prieuré de St Mamert. A cette époque le prieur se nommait Passot dit « Don Félix » et le prieuré faisait partie des « avantages » de sa charge de sacristain de l’abbaye de Cluny.

Nous avons maintenant une « piste » !….

Que ce Mr de Saint Jullien travaillant les terres du prieuré de St Mamert ait eu envie de se faire construire une demeure dans un endroit proche et agréable, c’est tout à fait compréhensible.

Nous savons aussi que Georges de St Jullien est associé dans son «exploitation » à un certain Benoît de Chaumont marié à une demoiselle Passot.

En 1598, Benoît de Saint Jullien, vraisemblablement fils de Georges, (et peut-être filleul de Mr Benoît de Chaumont)  épouse Anne Champier à Espay, (ex commune de Fleurieu, devenue depuis Chatillon sur Chalaronne. De cette union naissent au moins 3 filles dont Angélique.

En 1611 le père d’Angélique, Benoit de St Jullien est déjà décédé.

En 1625 Angélique épouse Jean Chapon de la Bottière, (le mariage a lieu au château St Jullien)  4 

Angélique et Jean Chapon de la Bottière ont une fille prénommée Elisabeth.

La jeune Elisabeth va épouser un certain Mr de Fautrière, seigneur de Beaubry (château de Corcheval). Nous savons que Mr de Fautrière mourut à St Mamert.

Il laissa au moins une fille, Charlotte, qui se mariera à Jacques de Valadous.

Nous avons quelques renseignements sur cette famille de Valadous. Nous savons qu’un de Valadous a été sous-gouverneur du duc d’Orléans et qu’il s’est ruiné dans la vie dispendieuse de la cour du roi Louis XIV

Les girouettes qui ornent les deux tours carrées du château portent les armoiries des Valadous surmontées de la couronne de marquis.

En 1748 Jacques de Valadous décède. Mais de son union avec Charlotte de Fautrière était né Claude-Marie-Hubert.

Dans l’année du décès de son père, 1748, Claude-Marie-Hubert de Valadous se marie à Ursule-Adélaïde-Renée de Champier de Chigy et réside à St Mamert. Tous leurs enfants naîtront au château St Jullien.  5 

Six ans après, le 4 août 1754 on voit leur couple parrainer 'Marie', la seconde cloche de l'église, baptisée par le curé SANSLAVILLE - voir la copie de l'acte de baptême dans la chronique consacrée à l'église Saint-Jean Baptiste.

Sur ses vieux jours il laissera le château à son fils Joseph et ira s’installer à Beaujeu. C’est là qu’il mourra.

En 1779 Henri-François-Joseph de Valadous (couramment prénommé Joseph) et Marie-Louise-Thérèse-Joséphine de Pastourelle de Beaux se marient.

En 1812 leurs enfants Marie-Françoise-Catherine et Claude-Marie-Eugène-François-Régis, restés propriétaires indivis du château, en vendent la plus grosse partie à Claude Chuzeville marié à Madeleine Vermorel.  6 

D’où venaient-ils ce jeune Claude Chuzeville  7  et son épouse ? Ils arrivaient de Propières, hameau de Jolivet, où demeuraient les parents : Etienne Chuzeville et Antoinette Rothival.

photo aérienne chateau Saint-Julien à Saint-Mamert

L’acte d’achat, rédigé par notaire, précise qu’il y a deux acheteurs du château, ou plus exactement trois. En effet le corps de bâtiment le plus à l’ouest, qui est la ferme du château, est acheté par le jeune Benoit Labruyère (29 ans) et son épouse Jeanne Passot mais il accède à la propriété conjointement avec sa belle-mère, Benoite Chantelot veuve de Claude Passot, chacun payant la moitié. Claude Chuzeville achète le reste, c’est à dire les 2 tours carrées, la cour qui se trouve derrière, les 2 corps de bâtiment qui la limitent à l’ouest et au nord, et enfin la « maison noble » qui est à l’est et dont la façade principale «regarde» le village de St Jacques. Le prix est réparti : 1/6 pour Benoît Labruyère, 1/6 pour Mme veuve Claude Passot, additionné cela fait 1/3 du total, et les 2/3 restants pour Claude Chuzeville.

Le jeune couple Claude Chuzeville s’installe dans la «maison noble» qui comporte  les pièces les plus agréables en raison de la clarté et de la vue sur St Jacques.  8 

On peut dire qu’un vent de jeunesse vient de souffler sur le château St Jullien ! Benoît Labruyère  29 ans et Claude Chuzeville 37 ans. !

Nos aïeux, maintenant installés au château, vont avoir 3 enfants : Jean-Marie, Etienne et Philibert.

Le temps s’écoule… Les enfants «grandissent». Claude Chuzeville partage ses biens.

En 1843, plus précisément le 9 octobre, Claude, qui a 68 ans, et son épouse, décident de partager leurs biens entre leurs 3 enfants.

Etienne reçoit la partie haute c’est à dire les 2 pavillons carrés, la cour, les deux bâtiments qui «ouvrent » sur cette cour, une partie du jardin qui se trouve au nord ainsi que le jardin d’agrément du château, situé au sud, de l’autre côté du chemin. Il est encore célibataire mais se mariera l’année suivante

Jean-Marie se voit attribuer la « maison de maîtres » et les bâtiments annexes qui se trouvent à l’est et une partie du jardin qui est au nord. Le puits qui est dans ce jardin du nord est mitoyen et les 2 frères ont droit de puisage.

Quant à Philibert, sa part est constituée d’autres biens, de valeur égale, dont nous n’avons pas le détail.

Etienne Chuzeville, notre ancêtre direct, qui a alors 25 ans, et son épouse Marie Spay, vont donc habiter dans la partie médiane de «l’ ensemble-château» , ce que l’on serait tenté d’appeler «les communs».  9 

Ils y auront 3 enfants, nés au château, bien entendu. Une fille d’abord,  prénommée Amélie, puis deux garçons Joanny et Auguste.

A l’âge de 37 ans, Etienne (et sa femme) en ont assez de vivre dans cette grande bâtisse et décident de faire construire une maison dans le jardin d’agrément. Ils choisiront la même orientation que la «maison de maîtres», c’est à dire façade principale au levant, face à St Jacques. Délibérément ils feront faire des pièces de petites dimensions, basses de plafond, avec des fenêtres bien plus petites qu’au château. Manifestement la facilité du chauffage est une de leurs préoccupations et ils voulaient, en quelque sorte, un « anti-château ».

En 1856 la nouvelle maison doit être habitable (et habitée) puisque dans le recensement de 1851 les Etienne Chuzeville sont «comptés» avec la famille du fermier Passot (habitant aussi au château) et qu’au recensement de 1856 les comptages sont séparés.

Dans l’implantation de cette maison, on a voulu qu’elle soit partiellement adossée à un petit bâtiment construit en pierres, peut-être contemporain du château, et situé à l’angle nord-ouest du jardin. Cette disposition a permis de réaliser, côté ouest, une courette très abritée du vent du nord, et rendant de multiples services. Ce vieux bâtiment, sur lequel s’appuie la maison neuve, comportait  une remise et deux écuries. L’une d’elle avait sa porte d’entrée sur le chemin et on en a récemment utilisé le volume pour faire une  installation sanitaire. L’autre est plus au Sud. On la retrouve intacte, avec sa mangeoire et son râtelier à foin, dans la petite cour de la «maison neuve». La remise qu’on appelle «la loge» est toujours là aussi.

Mais retournons dans la partie du château que viennent de quitter Etienne Chuzeville et son épouse Marie. En se promenant dans la partie «habitation» on est surpris de constater que la grande pièce, située à gauche au rez de chaussée, comporte un plafond nettement plus bas que le linteau des fenêtres…. Si l’on emprunte l’escalier en pierre qui monte dans les chambres, arrivé au premier étage, on trouve une porte qui donne accès à un couloir pour lequel il faut descendre plusieurs marches.  10 

Par ailleurs, dans la grange à foin qui se trouve au dessus de ce qui est actuellement une étable, on peut observer que la charpente d’origine, dans sa partie Sud, soutenait une toiture à trois pentes avec un versant à l’Est, un autre à l’Ouest et un troisième au Sud (côté chemin) et que cette charpente a été modifiée. La pente sur le chemin a été supprimée et l’on a prolongé la toiture jusqu’au chemin avec seulement deux pentes.

Ces observations (et bien d’autres) laissent à penser que des remaniements, plus ou moins heureux, ont eu lieu au cours des siècles et très probablement pendant la «période Valadous».  11 

Qu’adviendra-il de ces trois habitations qui vont maintenant avoir des destinées distinctes et indépendantes ?

le chateau de Saint-Julien à Saint-Mamert l'entrée
l'entrée au Sud entre les deux tours carrées donnant sur la cour intérieure (vers 1935)

La partie Ouest gardera sa destination d’exploitation agricole. Son propriétaire, Benoît Labruyère, la transmettera à son fils Pierre. Claude, fils de Pierre, prendra la suite… Le ménage de Claude et  Céline Labruyère n’ayant pas eu d’enfant, cette exploitation reviendra à un  neveu de Céline, Alexis Mélinand qui y vit des jours heureux avec son épouse Bernadette Ducarre.

La partie médiane, «lâchement» abandonnée par Etienne Chuzeville qui est allé habiter «en face» dans sa petite maison neuve, va être occupée par un fermier, locataire d’Etienne. Ce fermier s’appelle Passot. Du temps où son «patron» habitait cette partie du château, il logeait dans la tour carrée ouest (avec une cuisine en bas et une chambre au premier étage  12 

Lorsque, après le départ d’Etienne, la grande maison devient libre, il s’y installe avec sa famille. le chateau de Saint-Julien à Saint-Mamert le chateau de Saint-Julien à Saint-Mamert
le fermier PASSOT commande une courroie pour son écrémeuse... une contribution de Marie Claude et Gérard BAUER

Les années passant, il «change de maître» car Etienne lègue la ferme à un de ses fils, Auguste Chuzeville,  13  qui lui-même la transmettra à son fils Albert. Après le «père Passot», son fils Antoine prend la suite du fermage. Il a une fille prénommée Benoite , qui se mariera à un monsieur Bonnetain. De cette union naissent  deux enfants : Eugène et Marie. Mlle Marie épousera un Mr Lasne et quittera le château. Eugène restera célibataire, il exploitera la ferme pendant un certain nombre d’années, puis, dans les années 1960….il «rend les clés» et quitte le Château et St Mamert.

A partir de ce moment la ferme reste vide. La cour et la remise sont utilisées comme parc à voitures !

Après le décès d’Albert Chuzeville  14  en 1965, sa veuve Marie Perenet garde «pieusement» en l’état cette partie du château, à laquelle elle savait son mari très attaché. Elle fait même «refaire la toiture des deux tours»…. pour le plaisir des yeux, disait-elle !

Lors du règlement de la succession d’Albert Chuzeville, ses six enfants s’interrogent mutuellement pour savoir qui souhaite prendre «dans sa part» ce qu’on appelle le «château»…..Grand silence !

Effectivement, ces 6 enfants - maintenant adultes - connaissent par cœur ces bâtiments qu’ils ont moult fois «explorés» au cours des jeux de leur enfance et de leur adolescence. Aucun n’entrevoit une possibilité de faire de ce «château» un séjour confortable et présentant un agrément comparable à la «petite maison d’en face», même à grand frais! Rétrospectivement, tous s’expliquent pourquoi l’aïeul Etienne s’est enfui du château.

La partie Est, dévolue à Jean-Marie Chuzeville et à son épouse Marie-Claudine Sangouard, sera la demeure du ménage jusqu’en 1867, date du décès de Marie-Claudine qui meurt à 49 ans, laissant 2 enfants : Claude-Etienne Chuzeville qui ne «restera pas au pays» et sera plus tard notaire à Tramayes puis à Aigueperse, et Stéphanie qui se mariera à un monsieur Gaillardon. Jean-Marie qui s’était marié en1839, restera veuf au château jusqu’à ce qu’il décide de vendre en 1881. Il mourra en 1883 à Cercié, chez sa fille Mme Gaillardon, à l’âge de 75 ans.  15 

L’acquéreur de cette partie du château, Jean Sangouard  16  est très jeune: il a 21 ans. Mais ce n’est pas un inconnu. C’est un parent de Jean-Marie, cousin germain de sa femme. Il va se marier avec Marie-Claudine Janin de Cenves et aura un fils Joseph qui reprendra l’exploitation. Joseph se marie à Jeanne Dury, originaire du hameau des Roches à Tramayes. De cette union naîtront trois garçons, Jean qui mourra à l’âge 4 mois, Paul qui décédera à 25 ans et Armand qui assurera la continuité. Joseph mourra en 1987.

A propos de cette partie Est du château, une anecdote peut être évoquée : avant la construction de la mairie  et de l’école de St Mamert (même bâtiment), le conseil municipal se réunissait dans le café-auberge Chuzeville, au bord de la route, en bas du chemin de l’église, et devinez où était l’école….au château St Jullien! Les sœurs enseignantes de Claveisolles faisaient la classe dans une des grandes chambres du 1er étage.

C’est à la demande insistante de mes enfants et petits-enfants que j’ai réalisé ce survol, rapide et sans prétention, de près de cinq siècles de vie au château St Jullien. Je leur dédie ce petit travail, mais je n’aurai pas pu en écrire la première ligne si mon frère Jean ne m’avait pas fourni toute la documentation et les archives en sa possession, fruit d’un véritable travail de bénédictin. Je tiens à l’en remercier.

Bernard Chuzeville
Février  2002


le pavillon de Joanny CHUZEVILLE
pavillon de "Joanny" CHUZEVILLE face au chateau

Et ce «joli» petit pavillon avec son prétentieux toit pointu recouvert d’ardoises, qui est accolé à la petite maison construite par Etienne Chuzeville ?….. nous n’en avons pas parlé. Serait-ce un oubli ? Bien sûr que non. Mais mon propos était de raconter l’histoire «du château», et ce pavillon n’est pas le château, pas plus que la petite maison, (contrairement à la dénomination habituellement utilisée par les «saint-marons»  17  et un peu tout le monde.   On peut cependant en dire quelques mots.

Etienne Chuzeville   18  meurt en 1892. Sa veuve Marie Spay vit jusqu’en 1904. Lorsque ses enfants Joanny et Auguste (qui furent tous les deux notaire, le premier à St Bel et le second à Chamelet) viennent à St Mamert, ils sont reçus par leur mère. Joanny est célibataire et Auguste  marié avec deux jeunes enfants, Albert et Marguerite. En 1903 (ou 1904) Joanny décide de se faire construire quelque chose «pour lui». Mais il n’a pas les goûts simples de son père, et pour l’architecture de sa nouvelle demeure il s’éloigne sérieusement du style de la petite maison. De plus il a la fâcheuse idée de se «coller» contre la petite maison de sa mère, qui va, sous peu, devenir la propriété personnelle de son frère Auguste et d’y imbriquer complètement sa construction.  19 

C’est comme cela que cette partie du bâtiment, la plus récente,  présente un toit pointu en ardoises à la manière d’un riche château, de grandes fenêtres, des pièces spacieuses  et hautes de plafond, des parquets et un escalier intérieur en bois ciré, et de très jolies cheminées en marbre. Dommage que l’on ait pas eu le souci d’un peu plus d’unité !

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NOTES


 1  Jullien, écrit avec 2 "L" , cela surprend un peu. Pourtant dans les documents d’archives  Benoît de Saint Jullien et ses filles signent de leur nom avec 2 "L".

 2  Cependant les observations de Jean Chuzeville l’amène à penser que cette pierre a bien été sculptée pour être là et qu’il ne s’agit pas d’un remploi!

 3  Nous sommes sous le règne de Charles IX.

 4  Jean Chapon est veuf de Geneviève Duligier dit  Tête Noire  (d’Ouroux). Angélique est veuve d’un Mr D’Arcons, qui habitait au château de Chalosset à Chamelet. Dans l’église de Chamelet existe une chapelle « financée » par un Chapon de la Bottière. Après le décès d’Angélique Jean Chapon se remarie avec Marie de Saint Amour.

 5  L’abside sud de l’église de St Mamert a été « adoptée » comme chapelle seigneuriale par la famille de Valadous et Mme Claude-Marie-Hubert de Valladous, morte en couches, est enterrée dans le caveau de cette abside.

 6  Nous sommes sous le règne de Napoléon Bonaparte.

 7  Il a 37 ans.

 8  Jusqu’à une date récente on accédait à la porte d’entrée par un double escalier avec rampe en fer forgé. La partie droite est maintenant remplacée par une passerelle qui facilite l’accès à la réserve de bois de chauffage. C’est là aussi que sèchent les bons fromages de chèvre!

 9  Si l’on admet que la « maison de maîtres » est la partie la plus à l’Est, actuellement habitée par Mme Joseph Sangouard et son fils Armand.

 10  Ce couloir «surbaissé» par rapport au palier normal du 1er  étage et qui longe la façade de la cour, conduit soit au grenier par un escalier montant, soit, si l’on tourne à gauche, à des chambres de domestiques, aujourd’hui disparues, qui se trouvaient à l’extrémité nord du bâtiment «étable et grange».

 11  Jean Chuzeville, qui a beaucoup observé, pense que la façade de la maison a été modifiée, pour améliorer l’aspect extérieur, mais sans trop se préoccuper de la disposition intérieure préexistante. Quant à l’allongement de la charpente au dessus de l’étable et de la grange (côté chemin) avec seulement 2 pentes, il est persuadé que cela s’explique par le fait que les deux tours carrées ont été construites postérieurement au reste des bâtiments et que cette modification permettait de mieux «raccorder», en façade, la nouvelle tour et le bâtiment qui jouxte à l’Ouest, sur le chemin.

 12  Peut-être même dans les deux tours, car l’on voit que le pavillon Est  a aussi été utilisé comme logement (les murs ont un enduit au plâtre et la trace noire des gaines de cheminée subsiste).

 13  Grand-père de l'auteur de cette notice historique.

 14  Père de l'auteur de cette notice historique.

 15  Sur la fin de sa vie Jean-Marie Chuzeville mettra son exploitation en fermage. Il louera à Jean-Claude Chuzeville qui était le fils d’Etienne-Marie Chuzeville et de Marie-Claire Champagnon et habitait «aux Rivets».

 16  Jean Sangouard, dans le début de sa vie professionnelle est «garçon-boucher» à Lyon. Son petit-fils, Armand Sangourd, raconte, que, revenu au pays, son grand-père mettait à profit sa parfaite connaissance de l’anatomie des animaux de boucherie, pour pratiquer, de façon non-officielle bien sûr, la médecine vétérinaire (au moins dans certains actes!)

 17  C’est ainsi qu’on appelle les habitants de St Mamert.

 18  Arrière grand-père de l'auteur de cette notice historique.

 19  Cependant, cette implantation s’est faite avec l’accord de son frère Auguste.