bannire publicitaire haute Haut-Beaujolais banniere1
menu de navigation principal vertical du site Voyageur de Mémoire
menu navigation horizontal commune

Saint-Mamert un village tel qu'on pouvait le voir vers 1850

en bleu texte tiré de l'ouvrage "L'ANCIEN CANTON DE MONSOL" écrit par Théodore OGIER vers 1850
réédité en 1996 par les EDITIONS DE LA GRANDE FONTAINE


en vert commentaires et ajouts

une contribution de Marie Claude et Gérard BAUER souscripteurs de l'exemplaire n° 86

=======



Population: 195 habitants
(205 au recensement de 1851)
Au centre-est du canton
Superficie : 321 HECT.
Distances judiciaires : de Monsol, 8 kil ; de Villefranche, 32 kil ; de Lyon, 59 kil.


Sur les bords de la Grosne orientale, au pied de montagnes peu élevées, se trouvent quelques maisons auxquelles on a donné le nom de village. L'église, qui est à une assez grande distance des habitations, et un château, appelé de Saint-Julien, situé au nord du village et du territoire communal, sont les seules choses qui méritent une mention. Un hameau, nommé les Seignes, au centre-nord, n'a que quatre à cinq maisons ; les trois hameaux qui sont au sud en ont encore moins. Au côté sud, le territoire est limité par le ruisseau la Carelle, qui se jette dans la Grosne orientale ; ce ruisseau se dirige au nord en limitant à l'est le village de Saint-Mamert (non, la Grosne limite à l'est le village de Saint-Jacques-des-Arrêts ..) . On trouve, au sud-ouest, un bois assez étendu, et qui, à son point culminant, est élevé de 639 mètres au dessus du niveau de la mer.

L'église de Saint-Mamert se compose de trois nefs voûtées à plein cintre ; elle est haute, grande et belle ; beaucoup de bourgs plus considérables seraient flattés de la posséder. Sans nous étendre sur les détails de sa construction et de sa distribution, nous dirons qu'elle pourrait figurer en seconde ligne au nombre des monuments remarquables. L'extérieur de cet édifice, son chevet, ses bas-côtés répondent dignement à ses nefs et à sa distribution intérieure.

Il est facile de juger que l'église de Saint-Mamert n'a pas été construite pour un aussi petit nombre d'habitants que celui que la commune renferme aujourd'hui ; son architecture, sa grandeur et le fini de ses formes dénotent clairement qu'un corps religieux la fit construire. En effet, il y existait un prieuré de femmes, lequel dépendait de Cluny. Le cloître et la maison prieurale, dont nous donnons une esquisse en regard de l'église, mais qui sont en ruines, attestent l'importance qu'a dû avoir cette communauté. Ce prieuré fut vendu au sieur de la Bottière, du nom de Chapon, lequel était haut justicier et prieur, par accommodement avec MM. de Cluny. Cette juridiction avait jadis sous sa dépendance l'ancien château et prévôté d'Allognet, ci-devant chef-lieu démembré de la prévôté de Beaujeu.

Allognet était aussi une châtellenie de laquelle dépendaient plusieurs paroisses : Ouroux, Monsol, les Ardillats, Trades, Chenelettes, Saint-Christophe-la-Montagne, Saint-Jacques-des-Arrêts, Saint-Mamert, Tramayes, Saint-Pierre-le-Vieux et Germoles. L'échange de cette châtellenie et de la prévôté de Coux fut fait le 29 juillet 1523. Allognet et la paroisse de Saint-Mamert dépendaient de l'abbaye de Cluny et du diocèse d'Autun ; mais le château tombant en ruines, la châtellenie fut changée, et le seigneur de la Bottière perçut partout la dîme, dont il donna la portion congrue au curé, en qualité d'acquéreur du prieuré. MM. de Cluny nommaient au bénéfice.

Le 8 mars de l'an 1552, Allognet et Coux furent vendus à noble Claude Gaspard, maître des eaux et forêts de Beaujolais et de Dombes, avec faculté perpétuelle de rachat.

Quant au château de Saint-Julien, qui, comme nous l'avons vu, avait une juridiction assez étendue, le sieur Benoît de Saint-Julien-Bajas en fit un dénombrement le 9 juillet 1601. Trois ans plus tard, le 3 février, les commissaires de M. le duc firent à noble Benoît de Saint-Julien, sieur dudit lieu et de Ronzière, la vente des cens, servis, rentes et droits de justice et autres droits seigneuriaux, appartenant audit seigneur, en et sur les paroisses de Saint-Mamert et de Saint-Jacques-des-Arrêts, dépendant de la châtellenie de Coux et d'Allognet ; ensemble, d'une vieille masure ruinée, appelée le château d'Allognet, avec certaines terres en bois taillis y attenant ; le tout de la contenance de quatre ou cinq années de semailles, joignant la rivière de Grosne du matin, etc., etc., de plus, certain bois et forêt de haute futaye, appelé le bois d'Allognet ou de Bessay, mais sous la réserve du ban.

Administrations: Civile, 1 Maire
(Jean Marie BELICARD 53 ans) , 1 Adjoint, 8 Conseillers municipaux - Religieuse, 1 Curé.
Instruction publique: il y a une école communale, dirigée par un laïque.
Les céréales, les légumes et les bois sont les seules productions du sol.
Boîte aux lettres, bureau de Beaujeu.