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Trades un village tel qu'on pouvait le voir vers 1850

en bleu texte tiré de l'ouvrage "L'ANCIEN CANTON DE MONSOL" écrit par Théodore OGIER vers 1850
réédité en 1996 par les EDITIONS DE LA GRANDE FONTAINE


en vert commentaires et ajouts

une contribution de Marie Claude et Gérard BAUER souscripteurs de l'exemplaire n° 86

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Population: 388 habitants
(356 au recensement de 1851)
Au nord du canton
Superficie : 793 HECT.
Distances judiciaires : de Monsol, 9 kil ; de Villefranche, 36 kil ; de Lyon, 63 kil.


Le village de Trades, ou plutôt, l'église, le presbytère et la maison communale de Trades, sont situés sur le versant ouest d'une colline au bas de laquelle est une vallée arrosée par la Grosne ; le versant de la montagne est boisé ; les hameaux qui sont disséminés ça et là offrent un assez joli aspect.
L'église, construite en 1844, et grâce au zèle infatigable du curé, est dédiée à Saint Eloi. Des trois nefs qu'elle renferme, une seule, celle du milieu, est voûtée. Le choeur est de style roman, mais les nefs et les piliers, qui sont formés de plusieurs colonnes unies en faisceau, appartiennent à l'architecture grecque. Du reste, tout a été bien conçu, bien ordonné dans la contruction de ce petit édifice ; toutes les proportions ont été gardées avec une scrupuleuse exactitude. Le cimetière actuel occupe l'emplacement de l'ancienne église, laquelle était de style roman, à en juger par quelques débris et fragments que l'on aperçoit encore dans plusieurs endroits.
Sur le penchant d'une colline, à l'ouest de la commune, on voit les ruines d'un ancien château, ruines qui ont été transformées en grange. Ce manoir était jadis flanqué de quatre tours très fortes, et on nous a assuré qu'elles avaient au moins 30 mètres d'élévation. Ce château, qui était seigneurial, a appartenu longtemps à une famille dont l'un des membres finit par le perdre au jeu. Le nouveau propriétaire du castel le vendit au seigneur de Trades, M. Peysson de Bacot, maréchal général des logis, des camps et armées du roi. M. Peysson le fit démolir en partie et employa les matériaux provenant des démolitions à des constructions nouvelles, notamment à celle du presbytère de la paroisse. Les Peysson de Bacot ont été seigneurs de Trades jusqu'en 1789. Cette paroisse se trouvait autrefois sur les confins du Beaujolais, elle était du diocèse d'Autun, de l'archiprêtré du Bois-Sainte-Marie et de l'élection de Villefranche, à la réserve d'un hameau situé dans le Brionnais, élection de Semur. L'abbé de Cluny nommait à la cure. La juridiction comprenait toute la paroisse, excepté le petit hameau qui était en Brionnais, et qui dépendait de la juridiction de Cluny. On appelait de Trades à la sénéchaussée de Villefranche.

Il y avait jadis quelques vieilles tours près de l'ancienne église dont le clocher était recouvert en lave.

Administrations: Civile, 1 Maire
(MORIN) , 1 Adjoint, 8 Conseillers municipaux - Religieuse, 1 Curé (Claude RACLE 40 ans) , 1 Vicaire, 7 Fabriciens.

Il y a un comité local d'instruction primaire.
Instruction publique: Ecole communale pour les deux sexes dirigée par un laïque (Claude POULY 39 ans) , 40 élèves.
Les productions agricoles consistent en froment, seigle, blé noir et pommes de terre.
Le ruisseau, la Grosne, qui traverse cette commune, fait mouvoir un moulin. Trades est sillonné par la nouvelle route de Cluny à Beaujeu.
Boîte aux lettres, bureau de Tramayes.
La vente de la justice de Trades fut faite le 11 septembre 1606, par les commissaires de M. le Duc, à noble Claude Ducret, juge de la ville de Lhosans en Mâconnais. Cette vente comprenait les cens, servis, droits de justice et autres droits seigneuriaux, en et sur la paroisse de Trades et Germoles en Beaujolais, dépendant de la Châtellenie de Coux et Allognet.